Stéphane Mondino


Stéphane Mondino est né un jeudi et fait de la musique depuis de nombreuses d’années. Bla. Bla. Et Bla. Vous en voulez encore ? Allez sur internet. Ou à l’école. Moi je veux vous parler sérieusement d’un homme tout doux tout fou.

S’il vous plait ne le tenez pas responsable des mots qui vont suivre. Ils n’engagent que votre serviteur qui a commis le péché de ne laisser que trop peu d’artistes français entrer dans son coeur et qui ira en enfer pour cela.

Votre attention s’il vous plait c’est d’un portrait en creux dont il s’agit.

Voyez-vous la France elle chante Edith Piaf au karaoké, écoute Radio Nostalgie en voiture. Elle aime ses groupes sages ou amateurs, ses artistes littéraires, écorchés et maladroits, chemises ouvertes sur peau blafarde.

Et même si Mondino aime aussi la verveine et Léo Ferré, même s’il s’inscrit dans une certaine tradition de la chanson française (surtout lorsqu’il se met au piano), même si sa chanson est française (donc), sa pop française, son rock français, ces styles qu’il a joués tour à tour au fil des années se cristallisent aujourd’hui, à l’instar de Gram Parsons et son onirique musique cosmique américaine.

Nul besoin de costume lamé argent et de barbe de bobo baba cool, Stéphane Mondino crée avec son dernier album la Musique Française Cosmique™.

Il continue à insuffler son déséquilibre personnel de légèreté et de sérieux dans ses chansons, les portent dans sa petite voiture française sur les routes, dans les salles, les salons s’il le faut.

J’en perds sa trace pendant des jours parfois.

Sa musique se prête au triste lundi d’hiver ou à la mélancolie du dernier dimanche des vacances d’été. Quelque part entre l’odeur du sable et l’odeur de l’encre.

Il a décidé il y a peu de vivre au soleil, peut-être pour mieux s’inspirer de la première, peut-être pour mieux se consacrer à la deuxième. Le sait-il lui-même ? Et moi donc ? Mais j’affirme : sa musicalité et ses chansons portent un espoir qui sied mal au teint blafard. Alors mettez-moi ça dans le lecteur, prenez un verre, enlevez vos chaussures et… bronzez un coup.

Steven Mallory
Critique musical et Co-fondateur du blog Radio Makak